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DECLARATION
N° 2
Le 05 février 2005, suite au décès du
Président Eyadema Gnassingbé, des officiers
des Forces Armées Togolaises " confient "
le pouvoir à Faure Gnassingbé, fils du défunt,
en violation de la constitution qui prévoit l'intérim
de la présidence par le Président de la Chambre
en cas de vacance du pouvoir.
Pour légitimer cette forfaiture, l'Assemblée
Nationale va entériner le coup de force le 06 février
2005.
Devant la mobilisation du Peuple togolais et les sanctions
de la communauté internationale, le 25 février
2005 Faure Gnassingbé démissionne.
Néanmoins, il " fait élire président
" de la Chambre, Mr Bonfoh Abbas précédemment
premier vice président.
De facto, un nouveau président de la République
par intérim est désigné et, selon l'interprétation
des putschistes, l'ordre constitutionnel rétabli.
Bâtir Le Togo dénonce cette grossière
interprétation de la Constitution togolaise de 1992,
modifiée en 2002, et considère que la crise
togolaise est loin d'être résolue avec le leurre
de la démission de Faure Gnassingbé et des hypothétiques
élections présidentielles prévues pour
le 24 avril 2005.
Bâtir Le Togo invite la communauté internationale,
la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Organisation Internationale
de la Francophonie, l'Union Africaine, les Etats Unis d'Amérique
et l'Organisation des Nations Unies, à rester vigilantes,
et à éviter de croire, que cette démission
qui ne permet pas de revenir au statut quo et, ces élections
précipitées et sûrement bâclées
dont les dés sont pipés par le régime
habitué aux fraudes, règlerait le problème
de la Terre de Nos Aïeux.
Cette situation constitue au contraire, l'ouverture d'une
nouvelle ère de souffrance et de calvaire pour le Peuple
togolais qui a soif de liberté, de paix et de démocratie
après tant d'années de calvaire.
Bâtir Le Togo déclare et maintient :
- Que la Constitution togolaise a été violée
et suspendue depuis le 05 février 2005 ;
- Son rejet de toute idée de tenue d'élection
organisée par des putschistes, les FAT, l'Assemblée
nationale, le Gouvernement, la Cour constitutionnelle et le
RPT, dont les membres impliqués dans ce coup d'Etat
devraient être poursuivis ;
- Que la seule solution de sortie de crise est l'avènement
d'un ordre nouveau par la mise en uvre de l'article
150 de la Constitution de 1992 et de 2002 suspendue et qu'il
convient de restaurer.
Il appartient à chaque Togolais de tirer les conclusions
de la crise créée volontairement par les putschistes
car, le Togo s'apprête à ouvrir une des pages
les plus sombres de son Histoire.
Pour Bâtir Le Togo, il est temps aujourd'hui de dépasser
les déclarations face aux manuvres destinées
à perpétuer le règne du régime
fantoche qui s'apprête à se légitimer
par des élections.
Fait à Bruxelles, le 05 mars 2005
Pour le Conseil Exécutif
Le Secrétaire général
Noviti Spéro HOUMEY
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