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DECLARATION
A PROPOS DE L'ARRESTATION DE MR KODJO AGBEYOME
Le vendredi 08 avril 2005, en début de soirée,
BATIR LE TOGO apprend l'arrestation de Mr Gabriel Agbéyomè
KODJO, à la frontière terrestre togolaise de
Hillacondji.
Après 3 ans d'exil en France, Mr Agbéyomè
Messan Gabriel KODJO décide de rentrer au Togo, et
en informe les autorités togolaises.
Interpellé par la Police nationale, conduit devant
le juge d'instruction le même jour, Mr KODJO est déféré
à la prison civile de Lomé, avant d'être
nuitamment conduit à la prison de Kara.
BATIR LE TOGO est informé que des charges pour détournement
de fonds auraient été retenues contre Mr KODJO.
BATIR LE TOGO a été également informé
que cette procédure n'a pas prospéré
en France, et que les autorités judiciaires françaises
n'ont pas exécuté ce mandat d'arrêt parce
que les faits ne leur semblaient pas établis.
BATIR LE TOGO ne s'étonne plus de cet énième
déni de justice des autorités togolaises dont
les institutions ont pourtant ratifié le Pacte relatif
aux Droits Civils et Politiques du 19 décembre 1966.
BATIR LE TOGO affirme que Mr KODJO est, non pas un détenu
de droit commun mais, un prisonnier politique.
BATIR LE TOGO qui depuis le coup d'Etat du 05 février
2005 condamne la tenue de consultations populaires anticipées
sans préparation et dans l'opacité absolue,
saisit l'occasion pour attirer l'attention sur la situation
des libertés et droits humains au Togo.
Ainsi :
- L'interpellation de Mr KODJO, ancien collaborateur devenu
opposant au régime du RPT dont il n'a cessé
de dénoncer les dérives depuis 2002 ;
- Les accusations sans preuves matérielles convaincantes
(si l'on en croit les suites réservée à
la procédure en France) retenues contre celui-ci ;
- La gestion très patrimoniale du pays depuis la mort
du Général EYADEMA et la mise de tous les moyens
de l'Etat au service du candidat du RPT ;
- Tout cela démontre à suffisance, l'absence
de neutralité des institutions togolaises qui, loin
d'être des institutions républicaines, ne sont
que des organes au service d'un clan ;
- Le sort réservé à Mr KODJO, après
l'appel à un retour au bercail lancé par, le
président du RPT, Monsieur Faure GNASSINGBE, aux fils
du pays en exil, préfigure malheureusement de ce qui
attend les réfugiés togolais désireux
de retrouver la " Terre de nos Aïeux ", dans
leur ensemble.
BATIR LE TOGO, demande une fois de plus aux partis politiques
de se démarquer de la prorogation de la dictature en
refusant le simulacre d'élections en cours, et dont
l'objectif est la légitimation du coup d'Etat du 05
février 2005.
Fait à Bruxelles, le 09 avril 2005
Le Conseil Exécutif
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