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Le 05 Février 2005, Mr Koffi Sama, Premier ministre
de la République Togolaise annonce dans un communiqué
le décès de Mr Gnassimgbé Etienne Eyadèma.
Moins d'une heure plus tard, le Chef d'état-major des
Forces Armées Togolaises, le Général
Zakari Nandja, décide de " confier le pouvoir
" à Mr Faure Gnassingbé, ministre de l'équipement,
des télécommunications et des mines et, fils
de Mr Eyadèma.
Ce scénario prévisible est un coup de force,
fomenté par la famille Gnassingbé et, exécuté
au nom des Forces Armées Togolaises par des officers
de Pya.
Devant cette situation, BATIR LE TOGO :
- condamne fermement, le coup d'Etat du 05 février
2005 dont l'objectif vise l'instauration d'une dictature
héréditaire au Togo ;
- Exige le rétablissement de l'ordre constitutionnel
;
- Demande au Président de l'Assemblée Nationale,
Mr Fambaré Natchaba, de prendre ses responsabilités
devant l'Histoire . A défaut, son silence en ferait
un complice du coup d'Etat de la famille Gnassingbé.
BATIR LE TOGO, en session extraordinaire ce 07/02/05, décide
:
- de ne jamais reconnaître Mr Faure Gnassingbé
comme Président de la République Togolaise
et, de le combattre par tout moyen, sur base de l'article
150 de la Constitution togolaise, en s'alliant,
pour ce faire, aux forces démocratiques togolaises
de l'intérieur et de l'extérieur ;
- de ne pas reconnaître le Gouvernement d'union nationale
en cours de formation ;
- de rejeter et, de combattre les consultations électorales
organisées par les putschistes du 05 février
2005.
BATIR LE TOGO appelle les partis politiques à créer
avec les forces démocratiques de l'extérieur,
une coalition avec pour seul objectif, le rétablissement
de l'ordre constitutionnel suspendu le 05 février 2005.
Fait à Paris, le 07 Février 2005
Le Conseil Exécutif
Mr Jean Yaovi DEGLI
Président du Conseil Exécutif
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*Article 150 (Titre XIV : des Dispositions
spéciales) : " En cas de coup d'Etat, ou de coup
de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l'Assemblée
Nationale a le droit et le devoir de faire appel à
tous les moyens pour rétablir la légitimité
constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération
militaire ou de défense existants.
Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir
et s'organiser pour faire échec à l'autorité
illégitime constituent le plus sacré des droits
et le plus impératif des devoirs.
Tout renversement du régime constitutionnel est considéré
comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionné
conformément aux lois de la République.
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