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Le vendredi 22 avril 2005 à Lomé, le Ministre
de l'Intérieur, ayant la charge de l'organisation de
l'élection présidentielle du 24 avril 2005,
a appelé le gouvernement à reporter ce scrutin.
En réponse à cette demande, il a été
limogé, et ses proches, civils et militaires, ainsi
que les gardes chargés de sa sécurité,
interpellés.
Selon le colonel Boko, ses propositions restent les plus
appropriées pour une sortie de crise dans la situation
togolaise :
- la formation d'un gouvernement transitoire ouvert à
tous les partis ;
- l'organisation d'un scrutin transparent sous l'égide
internationale ;
- la création des conditions indispensables à
une paix sociale au Togo.
Le Colonel Esso François Boko a trouvé refuge
à l'Ambassade de la République Fédérale
d'Allemagne depuis le vendredi 22 avril 2005.
Cependant, dès le samedi 23 avril 2005, les autorités
togolaises ont commencé à faire pression afin
que l'ambassade allemande expulse le colonel Boko.
BATIR LE TOGO espère que les autorités allemandes
ne donneront pas suite aux exigences du régime togolais.
BATIR LE TOGO compte sur le strict respect, par le gouvernement
allemand, des conventions internationales, plus particulièrement,
la Convention de Genève qui autorise tout Etat à
accorder protection à toute personne qui lui en fait
la demande.
BATIR LE TOGO espère vivement que le gouvernement
allemand, qui a toujours été sensible au drame
togolais, fera montre d'une fermeté exemplaire vis-à-vis
du régime togolais, en refusant d'accéder à
sa demande, et en accordant toute la protection requise au
colonel Boko.
Fait à Helsinki, le 24 avril 2005
Le Conseil Exécutif
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