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DOSSIER

LA LIBERTE DE PRESSE AU TOGO


(Par Houmey Raymondo, Mise à jour Avril 2002)

 

Par convention, nous daterons la naissance de la presse indépendante au Togo au début des années 1990.
Certes, des titres (62 au total) ont existé au Togo avant et jusqu'aux lendemains de l'indépendance en 1960. Mais ils ont définitivement disparu entre 1963/1967. Ainsi, on ne peut véritablement parler d'une presse libre qu'à partir des années 1989/1990, c'est à dire dans la foulée du processus de démocratisation.
Ce qui s'inscrit au demeurant dans la marche vers le développement économique, social et culturel du pays.
Demeuré pendant longtemps inexistante, cette presse confrontée aujourd'hui à une véritable recherche identitaire(IV) avec un lectorat de plus en plus exigeant (III), essaie de s'organiser (II) plus de 10 ans après son émergence(I).

 

I. L'EMERGENCE D'UNE PRESSE LIBRE AU TOGO


1990 car avant cette période le paysage de la presse écrite était représenté par l'organe de presse officiel, LA NOUVELLE MARCHE qui reprendra en 1991 son ancienne dénomination : "TOGO PRESSE ".
A part cette publication, aucune édition ne pouvait avoir la prétention de mettre sur le marché une publication d'informations.
Les seules tentatives ont émané de maisons d'imprimeries qui mettaient sur le marché des magasines publicitaires reprenant en rubriques des programmes de cinéma, les pharmacies de garde, des histoires drôle...
En 1989, la publication ATOPANI après avoir reçu un financement du parti unique (RPT)se lance dans l'aventure d'une presse libre. Mais cette publication fera un long exercice d'équilibrisme avec le régime du parti unique. S'étant fait financé, elle ne pouvait critiquer le parti et dès lors s'est contentée de publier des reportages sportifs et de reprendre des articles de journaux béninois, le pays voisin.
En 1990, le Courrier du Golfe, magazine de publicité de l'imprimerie SIGRE commencera timidement à imiter son confrère Atopani, en rapportant des évènements sportifs.

1/ LE CONTEXTE SOCIO-POLITIQUE
L'inexistence de publications indépendantes du parti unique n'a jamais été fondée sur une base juridique ou légale d'interdiction. L'argument invoqué pour justifier l'absence de publications autres que celle officielle ou du parti unique, TOGO DIALOGUE est qu'il n'y avait aucun texte qui devait régir leur création et existence.
Il faut souligner au passage que le même argument servait à justifier l'absence d'associations autres que celles du parti unique, qui au demeurant n'ont jamais eu une existence juridique non plus.
Bref, l'exercice de ces libertés n'étant garanties par aucun " texte ", elles ne pouvaient être exercées.
Seule la liberté de religion fut officiellement restreinte, par arrêté ministériel, au profit des religions catholique, protestante et musulmane.

2/ LA " JURISPRUDENCE " DE LA CNDH
Créée en 1989 par une loi organique.la Commission Nationale des Droits de l'Homme, va dans un brillant article sur la liberté de presse au Togo, va apporter la preuve historique et juridique que les liberté de presse et d'association existent au Togo aux motifs d'une part que le Togo a ratifié les instruments internationaux des droits de l'homme garantissant ces libertés, notamment le Pacte International des Droits Civils et Politiques et d'autre part que de tradition juridique dans les anciennes colonies françaises, les lois et règlements français non abrogés étaient toujours d'application.
Cette Commission dotée d'une publication, LES ECHOS DE LA CNDH, va s'en servir comme " tribune de contestation de l'arbitraire " du régime en place.
Du fait de l'existence d'une remise en cause de la garantie et de la mise en œuvre de la liberté de presse, une controverse va exister sur l'effectivité et l'existence de cette liberté…La Commission " va être sollicitée " à lever cette équivoque. Car les publications commençaient à paraître sans qu'aucune formalité ne soit remplie.
Cette ambiguité va être levée par un " mémoire " du Président de la Commission, par ailleurs bâtonnier de l'ordre des avocats à l'époque, Maître Agboyibor qui va avoir un " effet jurisprudentiel " quant à la mise en œuvre de la liberté de presse et de la liberté d'association.
LE COURRIER DU GOLFE pouvait alors officiellement publier des articles politiques.
Dans la foulée naîtront à partir du 2ème semestre 1990, les hebdomadaires :
LE FORUM HEBDO
LA TRIBUNE DES DEMOCRATES
LA PAROLE
, le 1er journal satirique togolais.


II. L'ORGANISATION DE LA PROFESSION


Datant des année 90, dans le contexte de la démocratisation, et alors que le marché foisonnait de titres divers, les 1ères bases juridiques seront érigées en 1992 avec l'adoption de la Constitution de la IV ème République.

1/ LE CADRE JURIDIQUE
La Constitution reconnaît et garantit la liberté de presse dans le Titre II, article 26, dispose que " la liberté de presse est reconnue et garantie par l'Etat. Elle est protégée par la loi… "
Dès 1990 déjà, la LOI du 30 Décembre 1990 portant code de la presse jette les bases juridiques relatives à la création de publications et à l'exercice de la profession de journaliste.
10 ans plus tard, en 2000 un nouveau code a été élaboré…
Une HAAC sera aussi créée conformément au Titre IX de la Constitution avec pour mission de " garantir et assurer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication de masse… "

2/ LA FORMATION ET L'ORGANISATION DES JOURNALISTES
Créée dans la dynamique de la démocratisation, une grande différence existait entre la formation des journalistes de la presse privée et ceux de la presse officielle. Si les seconds avaient quasiment tous des diplômes/certificats de journalisme d'université ou d'Institut de formation, les premiers vont rapidement démentir la croyance selon laquelle un diplôme de journalisme était synonyme d'un travail journalistique de qualité.
Certes, ces journalistes de la presse privée étaient rares et n'émergeront du lot que bien plus tard. La majorité des journalistes de la presse privée essayait de se former sur le tas. Deux catégories se distinguaient : ceux qui ont fait des études universitaires (de lettres en général) et ceux dont le bagage intellectuel se situe au niveau du secondaire, et même…
Devant cette lacune préjudiciable à la profession les rédacteurs ont sollicité eux même auprès de la coopération de certains pays des stages et/ou formations. Les premiers programmes de formation, plutôt de stage, vont être initiés, d'abord par la Coopération Française et l'Ambassade des Etats-Unis, suivi après par la Coopération Allemande.
Si pour les uns (notamment la France) , ses " formations " se limitent à des visites de journaux…pour les autres notamment les américains suivis des allemands, un réel programme de formation, tant pour les éditeurs (gestion d'entreprise de presse…) que pour les rédacteurs, sanctionnée par un certificat, est mise en place.
Le relais est pris ensuite par le syndicat des journalistes, l'U.J.I.T.
Sur le plan de la défense de la profession, les journalistes sont regroupés au sein de l'Union des Journalistes Indépendants du Togo, l'U.J.I.T., anciennement A.J.I.T. créée en 1990.
L'U.J.I.T. va à son tour initier un programme ambitieux de formation et de réorganisation de la profession, dont la Maison de la Presse.
Quant au éditeurs, ils sont regroupés au sein de l'Association Togolaise des Editeurs de la Presse Privée, l'A.T.E.P.P. créée en 1993 et chargée des intérêts des éditeurs de presse.


III. LE MARCHE DE LA PRESSE INDEPENDANTE


Il faut d'emblée souligner que le marché de la presse est très restreint, et que cette exiguïté du marché tient à 2 paramètres :
D'une part, le taux d'alphabétisation du lectorat potentiel et d'autre part, l'absence de politique de vente des éditeurs.

1/ LE TAUX D'ALPHABETISME
Le Togo a un taux d'alphabétisation de +/- 55%. A priori, on pourrait penser que le lectorat couvre les 55% de la population. Mais tel n'est pas le cas.
D'une part car le marché couvert est essentiellement urbain (niveau national), mais les 55% de la population alphabétisée ne réside pas que dans les villes.
D'autre part, parce que le lectorat est concentré dans les villes, notamment Lomé. Or 25% de la population est urbaine.
Il faudrait alors connaître le taux d'alphabétisation des populations urbaines pour avoir une projection réelle du lectorat potentiel. Cependant, en l'absence de ces données, on évalue le lectorat aux alentours de 250 000 lecteurs.
Quant au marché extérieur, il est inexistant. Les journaux togolais de la presse privée ne sont pas vendus à l'extérieur des frontières du pays (voir plus loin).

2/ L'ABSENCE DE POLITIQUE DE DISTRIBUTION
Les journaux togolais, se vendent uniquement au Togo et essentiellement à Lomé.
Ils ne couvrent pas tout le territoire, d'une part parce qu'aucune politique de vente n'existe, d'autre part parce que le circuit de distribution n'est pas fiable sinon inexistant, et enfin les saisies de journaux ou arrestations de vendeurs à l'intérieur du pays est fort courant.
Un panel, non confirmé, de distribution donne :
- Vente à la criée : 75 %
- Abonnements : 10%
- Dépôt : 5%
- Perte : 10%
Ainsi, est inexistante une réelle politique d'abonnement et de fidélisation des lecteurs.
De même les abonnements croisés entre journaux nationaux sont inexistants. Pour ce qui est avec des publications étrangères….Or cela est un vecteur de " promotion à l'extérieur " d'un journal.

Ces journaux ne sont pas vendus à l'étrangers, à cause du manque d'une volonté réelle de distribution et du coût de la distribution dans les pays voisins et encore moins dans les autres pays.
Certes, il arrive qu'une publication se retrouve sur un marché étranger. Cela ne sera qu'un concours de circonstance car il n'y aura pas de régularité dans cette distribution…

3/ LES TITRES
Au total, si avant 1990 une demi-douzaine de titres se disputaient le marché, 5 ans plus tard, le marché comptait 122 publications dont 90% sont des publications d'informations générales politiques.
Si les journaux n'ont pas d'étiquette politique, ils sont à l'image du paysage politique du pays. D'un côté la presse dont l'opposition (et les militants d'un Etat de droit) se considère comme le défenseur, de l'autre la presse proche de l'ex parti unique avec à ses côtés la presse officielle.
Certes la majorité des titres sont politiques, mais il existe aussi des publications économiques, sportives, religieuses, culturelles, de mode…même de l'Armée : La Revue des FAT (Forces Armées Togolaises), et un journal satirique jusqu'en 1998.
Une autre caractéristique du marché est l'uniformité des titres, uniformité qui va du contenu des publications à leur prix de vente.
La périodicité tous les journaux est caractérisée par leur parution hebdomadaire. Le seul quotidien, ATOPANI EXPRESS, a dû rendre l'âme après une tentative infructueuse en 1993.
De même tous les journaux sont d'un format tabloïd de 8 pages, 12 avant la dévaluation du franc CFA en 1994.
Quant au prix de vente est de 250 FCFA pour un hebdomadaire pour un tirage compris entre 500 à 5 000 exemplaires par semaine. De toute façon, le nombre de tirage est un " secret stratégique " des éditeurs. Seuls un ou deux journaux publiaient annuellement leur tirage. Mais en l'absence d'une organisation de la distribution, il va s'en dire que c'est là aussi des données à prendre avec des réserves.

Toutes les publications sont en français. Le TEMPS publie depuis 2000, une version anglaise de son journal.

L'absence de publicité est la caractéristique de la presse privée. D'une part parce que les entreprises publiques, les plus nombreuses se refusent à faire passer des annonces dans une presse qualifier de l'opposition ou d'opposition. Les entreprises privées par crainte de se voir taxer de soutenir l'opposition ne s'adressent pas à cette presse.


IV/ LA DUALITE LIBERTE D'OPINION / DELIT DE PRESSE AU TOGO

Cette dualité trouve son explication dans l'organisation de la profession et la structure du marché togolais.
L'une des caractéristiques de la profession est le manque d'expérience dont elle souffre depuis 10 ans.
A titre d'exemple, la confusion entre l'UJIIT et l'ATEPP. La profession n'a pas encore compris qu'un éditeur de journal dirige et défend une entreprise de presse, défend une stratégie commerciale, tandis qu'un syndicat de journalistes, défend les intérêts de ceux qui écrivent, défend la déontologie d'une profession…Qu'ainsi, les éditeurs et les journalistes ont des intérêts divergents quant au but poursuivi mais convergents quant aux moyens mis en œuvre pour assurer les ventes de la publication.

1/ DE L'EXERCICE DE LA LIBERTE DE PRESSE

Le but poursuivi par les éditeurs
L'exercice de la liberté de presse vue sous l'angle du praticiens, ne peut être appréhendé sans rechercher le but poursuivi par les acteurs eux-mêmes, éditeurs et journalistes.
Le profil de ces 2 catégories d'acteurs nous renseignent que :
- les 2/5 des acteurs sont de défenseurs ou militants de l'Etat de droit et/ou de l'opposition ;
- 2/5 sont dans la profession pour assurer leur quotidien en tirant le maximum de profit des ventes ;
- 1/5 ont le réel profil du journaliste, ce " rédacteur engagé du quotidien ".
Mais un mélange subtil existe entre la catégorie des défenseurs et celle des " affairistes " de la presse privée.

La mise en oeuvre de la liberté de presse
Les journalistes togolais sont confrontés à la dure réalité de l'exercice de la liberté de presse. En faisant abstraction des problèmes engendrés par les incessants procès liés au délit de presse, la difficulté majeure trouve sa source dans l'inorganisation et l'absence de stratégie de cette presse.
Difficultés structurelles
Confrontées à une absence de locaux, donc de siège (symbolisé par l'adresse du domicile de son directeur de publication…), certaines publications fonctionnent avec un journaliste. Celui-ci jouant à la fois le rôle du directeur de publication, de rédacteur, de chargé d'impression et des ventes...
Le nombre de rédacteurs varie de 1 à 7 en fonction de la publication, et est lié par ailleurs à l'existence d'un siège.
De 1990 à 1998, des publications avaient un personnel variant de 10 (Forum Hebdo et La Parole), 12 (Kpakpa Désenchanté) voire 15 membres (Courrier du Golfe) dont les 2/3 en rédacteurs.
Quant aux salaires des rédacteurs, ils varient entre 20 000 et 60 000 FCFA ; sans compter que ce salaire n'est pas régulièrement payé.

A cela, il faut ajouter les frais de fonctionnement, les photocopies (à partir de 25 FCFA la page), le téléphone (à partir de 58 FCFA/HTVA l'impulsion téléphonique…), les déplacements...
Ces frais qui constituent pour la plupart des publications un luxe, plus souvent faute de moyens que par la mauvaise volonté des éditeurs. Et cela ne concerne que la situation d'une publication moyenne sans les frais d'installation, bureaux, matériels informatiques et loyers.
Aujourd'hui, aucune publication n'a sa propre imprimerie. Jusqu'en 1993 les publications, Courrier du Golfe, Forum Hebdo, La Tribune des Démocrates, avaient leur propre imprimerie.
Celles-ci furent détruites par l'Armée lors de représailles contre les journaux privés.

Difficultés commerciales
Confrontées régulièrement au problème de tirages parallèles organisés par les imprimeries souvent en complicité avec le rédacteur chargé de l'impression (qui a des arriérés de salaires…), les publications sont fortement démunies face à cela.
Un autre problème est celui du recouvrement des ventes. Tirant 75% de ses recettes de la vente à la criée, il suffit que les vendeurs " empruntent " ou " disparaissent " avec le produit de la vente de la semaine pour que la publication suspende sa parution ou paraît à crédit.

Le problème déontologique est crucial lorsqu'on assiste encore à des articles publiés sous des pseudonymes…ou que des ours mentionnent de noms correspondants fallacieux, de fausses adresses ou de pseudonymes.
Ajouté à cela le manque d'expérience ou de formation, le risque de dérapage devient accru…
Mais le plus grand handicap réside dans la difficulté de vérification des informations par les rédactions, faute de moyens. Car souvent, les rédacteurs de bonne volonté, financent avec leurs propres fonds les vérifications d'informations ou " entretiennent " eux même leurs informateurs.

2/ DE LA REPRESSION ARBITRAIRE A LA REPRESSION LEGALE

Les causes
Longtemps, les journalistes constituaient une " race " à exterminer…par les forces de sécurité. Quant à l'Autorité publique, elle a toujours affiché un mépris vis-à-vis des journalistes.
Ce qui n'a fait qu'accroître la virulence de la presse togolaise, qui excelle dans l'art de la provocation. En effet l'une des techniques rédactionnelles de cette presse est la publication de rumeurs ou d'informations fausses avec l'objectif avoué de provoquer une réaction de l'Autorité publique.

- Cette séparation rigide entre les pouvoirs publics et les journalistes et qui s'observe aussi entre la presse et les acteurs économiques, entraîne des difficultés dans la libre exercice de la profession.
Les informations de source identifiée et fiable sont pour les correspondants de la presse étrangère… Les voyages du gouvernements sont réservés au journalistes de la presse officielle.
Si on ajoute à cela le manque d'expérience ou de formation, le risque de publication d'information non vérifiée est très élevé.
A cette défaillance, l'Armée, les Forces de sécurité publique et même la Justice ont répondu par des plasticages d'imprimerie et de rédaction, l'agression des rédacteurs et des vendeurs, des tentatives d'assassinat et plus récemment des peines d'emprisonnement disproportionnées.

- Entre 1990 et 1994, toutes les pionniers de la presse libre ont fermé leurs publications. Soit parce que le directeur de publication faisait l'objet de menace de mort (COURRIER DU GOLFE, FORUM HEBDO, LA PAROLE…) et a dû s'exiler. Et lorsque les publications continuaient à paraître, la rédaction et le matériels étaient détruits.
Au passage, les vendeurs étaient battus et les journaux qu'ils vendaient saisis.. Ainsi, ils refusaient de vendre les publications dans le collimateur des militaires.

Ebauches de solutions aux problèmes de la presse togolaise
L'association des journalistes se propose d'interpeller le pouvoir politique afin de rendre plus efficace la collaboration entre la Haute Autorité, via un Conseil Déontologique dont l'avis doit être déterminant en matière de délit de presse.
Quant aux éditeurs, il leur appartient de faire preuve de plus de professionnalisme en acceptant dès le départ qu'ils ne sont pas des rédacteurs mais des gestionnaires d'entreprise de presse.
A eux de poser les jalons pour doter la profession des moyens de participer à la lutte pour l'effectivité de la liberté de presse, si tant est-il que c'est le but qu'ils poursuivent. Et ces moyens sont financiers. Seules une réelle politique de ventes, une réelle organisation des publications peuvent servir de levier à doter la profession de ces moyens.
Les renforcements inéluctables de l'arsenal répressif ne doit pas les écarter de cet objectif. Aucune liberté ne s'octroie.

Conclusion !!!
Le pouvoir politique et à sa suite la Justice doivent faire leur, cette maxime de Georg C. Lichtenberg, philosophe allemand 1780 : " Il est impossible de porter le flambeau de la vérité à travers une foule de gens sans brûler la barbe de quelqu'un ".

 

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(Prochaine mise à jour, Janvier 2003 avec la radiographie de la profession incluant; le nombre de rédacteurs et pigistes par quotidien, hebdomadaire et mensuel)

 

 

 

 

 

 

 
 
 

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