1/ Tentative de coup d'Etat au
Burkina : Eyadèma faché contre Yark (Lomé,
01/04/2004)
Responsable des services de renseignements togolais, le capitaine
YARK, spécialisé dans les enlèvements et
tortures en tout genre, se retrouve au centre d'une affaire
de coup d'état programmé pour novembre et décembre
2003 au Burkina Faso.
Au départ de cette histoire, un capitaine de l'armée
burkinabé, Luther Ouali arrêté et inculpé
pour tentative de coup d'état, révèle avoir
été en contact avec des officiers togolais et
ivoirien. Ancien camarade de promotion du capitaine togolais
Yark, il a affirmé que celui ci lui aurait remis de l'argent.
Ce que confirme le capitaine Yark en précisant qu'il
s'agit en réalité d'une somme de 100 000 FCFA
remise à titre de contribution aux frais de déplacement
au Togo, du capitaine burkinabe pour lui fournir des renseignements
relatifs à la présence sur le territoire burkinabe
de militaires togolais qui s'y entraîneraient dans la
perspective d'organiser une tentative de déstabilisation
du régime Eyadèma. En réalité, cette
information suscité par le capitaine Yark lui même,
concernait essentiellement les déplacements de l'officier
togolais Bitenewé soupçonné à l'époque
d'être réfugié au Burkina. Cette rencontre
avec le capitaine Ouali a permis à Yark d'établir
à Lomé II et au 2è Bureau togolais, un
rapport sur les " ingérences du Burkina " et
la nécessité " d'aider les démocrates
burkinabé ".
Ce qui irrite aujourd'hui Gnass est l'aveu de la remise des
100 000 FCFA à l'officier burkinabe. Et ce, d'autant
que l'aide de camp du président ivoirien Laurent Gbagbo,
le colonel Raphael Logbo aussi cité par le capitaine
Ouali a, quant à lui, refuté les déclarations
selon lesquelles, il aurait remis 50 millions au capitaine Ouali.
A Lomé II, Gnass a fait part de sa volonté de
retirer certains de ses prérogatives au capitaine Yark
Affaire à suivre.
Godwin Komi
2/ Ernest Gnassimgbé : un état de santé
stationnaire irréversible ? (Pya, 11/04/2004)
L'état de santé du Commandant Ernest Gnassingbé
ne s'améliore toujours pas, sans pour autant s'aggraver,
il reste stationnaire.
Ses derniers contrôles médicaux sont tous normaux,
notamment, son bilan neurologique et un scanner passé
en 2003. Cependant, les signes cliniques de l'officier inquiètent
son entourage : il bave continuellement et est sujet à
des grimaces qui s'apparentent à des TOC (troubles
obsessionnels compulsifs).
Il y a 2 semaines, ses hommes de mains ont simulé son
passage à sa résidence du quartier Adewui. En
réalité, Ernest Gnassimgbé est en convalescence
dans la résidence privée de son père
à Pya, leur village natal. Ce dernier en privé
tout en reconnaissant volontiers auprès de proches,
qu'il perd espoir en une guérison de son fils mais,
promet récompenser toute personne qui contribuerait
à l'amélioration de sa santé.
Gerson Kokou
3/ Triste anniversaire pour la Loi du 10 Mars ou quand
Eyadèma se met en ménage avec une élève
(Lomé, 10/03/2004)
Mademoiselle Agbéré Lamie, née en 1976,
compagne du général Eyadèma depuis 1993,
est la fille d'un imam de la mosquée du quartier Tokoin
Gbadago à Lomé, Mr Agbéré.
L'anecdote veut que sa route a croisé celle de son
président, à 17 ans, un jour où ce dernier
rentrait à Lomé II. Ayant remarqué l'adolescente
d'abord à sa sortie de cours du CEG Tokoin Centre,
puis après une marche durant la grève générale
illimitée, il envoie ses gardes mettre en place une
surveillance rapprochée de celle-ci. Ses déplacements
en zémidjan, sa correspondance avec son " copain
" aux Usa, tout y passe, à telle enseigne que,
le père alerté, essaya de " moraliser "
Gnass en vain
Les secrets de cur étant insondables, Mlle Lamie
finit par succomber aux charmes du sexagénaire président
Agée maintenant de 28 ans, elle est mère de
2 enfants et vit à la Résidence de la Caisse,
non loin de la résidence de Lomé II.
A sa manière, elle contribue à la ré
élection de son président de mari qui, selon
leurs proches, l'adore. Ainsi, elle a fait partie du dernier
voyage en Italie du général président.
Comblée, elle a raconté qu'elle et Eyadéma
auraient été reçus par le Pape.
Dans tous les cas, Mme Agbéré-Gnassimgbé
est aussi très proche Mme Hubertine Gnassimbgé,
l'épouse officielle, même si elle s'est ainsi
mise à dos Mme Massan Dagadzi-Gnassimgbé, l'ex
préférée, " exilée sentimentale
" à Paris.
Gerson Kokou
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