Le dimanche 24 avril 2005 a été
crée, à Paris (France), un comité dénommé,
Comité de Défense du Colonel BOKO. Ce Comité
se propose de défendre les intérêts du
Colonel BOKO, ancien Ministre de l'intérieur togolais.
Ce comité regroupe des journalistes, des juristes,
des personnalités politiques, ainsi que toute personne
physique et morale, togolaise ou non, sensible à
la cause togolaise et désireuse d'aider de quelque
manière que ce soit.
Pour rappel, le vendredi 22 avril 2005 à Lomé,
le Ministre BOKO, ministre de l'intérieur, de l'administration
territoriale qui avait la charge de l'organisation de l'élection
présidentielle du 24 avril 2005, a attiré
l'attention sur les dérives graves que risquait de
susciter l'organisation de ces scrutins et demandé
au Président de la République par intérim
de reporter ce scrutin en raison notamment du chaos auquel
il risquait de conduire.
En réponse à cet appel en faveur de la paix,
le Ministre BOKO a été limogé et ses
proches, civils comme militaires y compris les gendarmes
chargés de sa sécurité.
L'appel du Ministre BOKO au gouvernement togolais pour
un règlement pacifique de la crise togolaise se résume
à 3 points :
- le report du scrutin, et création des conditions
indispensables pour la paix sociale ;
- la formation d'un gouvernement de transition ouvert à
tous les partis politiques;
- l'ouverture d'une période de transition de deux
ans devant aboutir sur les élections
- l'organisation d'un scrutin transparent sous l'égide
de la communauté internationale.
Depuis cette proposition, le Ministre BOKO a dû se
réfugier à l'Ambassade de la République
Fédérale d'Allemagne qui, sous la pression
du gouvernement togolais, relayé par certains milieux
français, menace de céder et de livrer, le
Ministre BOKO, aux autorités togolaises.
Devant la gravité de cette situation, le Comité
propose de saisir dans les prochaines heures:
- L'ONU, dont un message du Secrétaire Général
diffusé sur les ondes relativement à la situation
togolaise, semble se satisfaire du déroulement du
scrutin du 24 avril, et lui demander d'intervenir auprès
des autorités allemandes pour empêcher l'expulsion
ou la livraison du Ministre BOKO aux autorités togolaises.
- L'Union Africaine et la CEDEAO et leur demander, si tant
est il que le problème togolais leur tient à
cur, d'intervenir auprès du gouvernement du
Togo qui est membre de leur institution;
- La France, qui s'est, par la voix de son ministère
des affaires étrangères, satisfaite des conditions
graves du déroulement des élections, de préciser
solennellement ses intentions dans cette affaire sur laquelle
elle ferme les yeux, encourageant implicitement les autorités
togolaises, et l'inviter à éviter de couvrir
cette mascarade d'élections ainsi que le chaos qui
se précise dans notre pays ;
- Les partis togolais, et toutes les forces démocratiques
afin de leur demander de prendre leur responsabilité
face au drame qui se déroule une nouvelle fois dans
la vie de notre pays.
Le Comité tient à assurer les amis du Colonel
BOKO sur le fait que celui-ci garde courage, et n'abandonnera
pas sa patrie en danger.
Fait à Paris, le 25 avril 2005
Pour le Comité
Pour l'Europe : Mr Noviti Spéro HOUMEY
Pour l'Amérique du Nord : Mr Saleh LOOKY