Le 26 octobre 2004, le Greffe du Tribunal
Pénal International pour le Rwanda, a publié
une " décision de retrait de la Commission d'office
" du conseil de Mr Gratien Kabiligi, Maître Jean
Yaovi Dégli, avocat inscrit aux Barreaux de Paris et
de Lomé, et Président de BATIR LE TOGO.
Cette information est reprise en boucle par Radio, Lomé,
la TVT et Togo Presse qui mettent en exergue que le Président
de BATIR LE TOGO aurait escroqué le TPIR après
avoir fait embaucher " une fausse avocate " sur
le compte de qui, il prélèverait des sommes
d'argent.
Après avoir réuni les éléments
de cette affaire qui date de avril 2003, BATIR LE TOGO tient
à souligner que:
1/ Contrairement aux affirmations du thuriféraire
de Lomé II, Mr Adama Dieng, la " fausse avocate
", Mme Olympio, a été sélectionnée
et embauchée par le Greffe par préférence
à d'autres avocats togolais proposés par Maître
Dégli. Les preuves émanant du Greffe seront
versées au débat à venir et, seront
publiées.
2/ Contrairement aux affirmations du Greffier en chef, Maître
Dégli avocat principal avait une procuration sur
le compte bancaire de Mme Olympio, à la demande de
cette dernière qui, contrôlait sa situation
bancaire, les retraits se faisant sous son contrôle.
Et, il serait intéressant que Mme Olympio explique,
la raison pour laquelle, elle n'aurait jamais réagi
au débit, sans justificatif, de son compte vers un
compte tiers.
Des documents permettront d'éclaircir cet autre point
dans les prochains jours.
3/ Quant à l'intervention de Mr Dégli dans
la défense du Mr Kabiligi, autre point de polémique,
nous tenons à souligner que BATIR LE TOGO est un
mouvement qui défend les valeurs démocratiques
dont les garanties procédurales sont une composante.
Un accusé étant toujours présumé
innocent, il échet à chaque " démocrate
" de respecter ce principe. Il nous semble que telle
est aussi la position de l'ONU qui, a mis en place une juridiction
spéciale chargée de juger de " présumés
génocidaires ".
Cette garantie procédurale, qui inclus entre autre,
le droit à un avocat et, la présomption d'innocence,
a permis hier au Capitaine Dreyfus d'être innocenté
après une condamnation et aujourd'hui, d'émettre
des réserves sur la réelle participation de
Mr Kabiligi au génocide.
Dès lors, BATIR LE TOGO ne peut s'offusquer de l'intervention
de son Président, de surcroît avocat, comme
conseil de l'un des accusés.
BATIR LE TOGO maintient donc, sa confiance à Mr
Dégli en le confirmant au poste de Président
lors de son IVème Congrès tenu à Bruxelles
le 30 octobre 2004.
BATIR LE TOGO affirme qu'il reviendra sur cette affaire
avec des éléments matériels et aussi,
sur la personne de Mme Olympio, cheville ouvrière
de cette affaire montée de toute pièce.
BATIR LE TOGO rassure ses militants que son Président
reviendra dans les prochains jours, sur cette affaire et,
demandera, malgré l'absence de recours, aux instances
de l'O.N.U. de créer un précédent en
faisant toute la lumière sur cette vile campagne
de dénigrement.
Fait à Bruxelles, le 03 novembre 2004
Pour le Conseil Exécutif,
Noviti Spéro Houmey,