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Front International pour les Droits de l'Homme

COMMUNIQUE

Le Front International pour les Droits de l'Homme est vivement préoccupé par la l'aggravation de la situation des Droits de l'Homme au Togo, suite aux dernières élections présidentielles.

Le Front International pour les Droits de l'Homme a été saisi de plusieurs cas de violations fragrantes et systématiques des Droits de l'Homme, notamment ; de cas de tortures, d'exécutions sommaires, d'harcèlement, de détention arbitraires, de violations de domicile, des voies de fait commises sur les populations civiles et sur certains éléments des Forces Armées Togolaises.

Le Front International pour les Droits de l'Homme condamne les atteintes répétées à la liberté d'expression caractérisées par la détention arbitraire des journalistes, et la censure des radios privées.

1° CAS DE TORTURES : Des centres de détention clandestins sont ouverts sur toutes l'étendue du territoire et où, des militants de l'opposition seraient détenus in-communicado et, seraient systématiquement torturé. Entre autre le cas de KOMI AMAO, arrêté le 06 Juin 2003 torturé et laissé dans un état déplorable.

2° EXECUTIONS SOMMAIRES : Messieurs EGBLA KOSSI et AKAMA KOKOU, décédés respectivement à Djagblé et Wémé après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants.

3° ARRESTATIONS ARBITRAIRES : Plusieurs militants et sympathisants de l'opposition sont régulièrement interpellés. Dernièrement, avant et après les élections plusieurs personnes ont été interpellées sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.
Monsieur JUDE ALEKE
Monsieur SAMA ABALO, représentant du PSR à Ayengre (ville située au Nord du Togo). Aux dernières nouvelles il serait soumis à la diète noire.
Monsieur GUEZERE FRANCOIS et d'autres membres de l'opposition qui protestaient le 1er Juin 2003 contre le bourrage des urnes à Datcha auraient été battus et molestés par les militants du RPT de la localité. Monsieur GUEZERE FRANCOIS a été arrêté par les forces de sécurité. Sa famille est sans nouvelle de lui.
Messieurs PAMPHILE PERE ET SOGOYOU NABEDE respectivement parents du candidat du PSR Dahuku Péré auraient été arretés et actuellement soumis à la diète noire au camp LANDJA A KARA.

4° VIOLATIONS DE DOMICILES: Les forces de sécurité ont fait irruption dans plusieurs domiciles sans mandat de perquisition, détruisant biens et mobiliers, et brutalisant les habitants.
Entre autre le cas de maître KOSSIVI AGBOTON GUY huissier de justice à Atakpamé, et de Monsieur ALFA-KPINDJI-NADE conseiller politique du candidat PERE.

5° LA LIBERTE D'EXPRESSION : Plusieurs militants de l'opposition et de la société civile sont menacés ou persécutés à cause de leurs opinions politiques, certains ont été contraints à l'exil.

Pour preuve, le Professeur LEOPOLD GNININVI leader de la Convention Démocratique des Peuples Africains, C.D.P.A. a été convoqué par la police le 14 Juin 2003 pour avoir exprimé ses opinions sur les ondes d'une radio privée dénommée "RADIO TOGO LIBRE. Les radios privées sont constamment censures, le cas récent de "NANA FM" une radio populaire privée.

Les journalistes de la presse privée togolaise sont pourchassés, traqués et détenus sans ou avec de fausses accusations.

Le Front International pour les Droits de l'Homme demande la libération immédiate et sans condition des journalistes DIMAS DZIKODO et FILIP EVEGNON respectivement rédacteur en chef et directeur du journal l'EVENEMENT, ainsi que le Sieur COLOMBO KPAKPABIA, journaliste du NOUVEL ECHO, interpellés par la police les 14 et 15 juin 2003.aux dernieres nouvelles, les journalistes ont ete systematiquement torture au cours de leur detention a la surete nationale. Defere a la prison civile de Lome, son etat de sante s'est deteriore, il a ete evacue a l'hopital pour des soins.

Le Front International pour les Droits de l'Homme demande aux autorités togolaises de respecter les traités et conventions internationaux ratifiés par le Togo en matière des droits de l'Homme

Demande au gouvernement togolais de garantir l'intégrité physique et morale des membres de l'opposition et leurs familles.

D'ouvrir une enquête impartiale sur tous les cas de violations des Droits de l'Homme commises avant et après les élections présidentielles du 1er Juin 2003.

Le Front exige que les auteurs de violations des Droits de l'Homme répondent immédiatement de leurs actes devant une juridiction compétente afin que l'impunité soit definitivement éradiquer au Togo.

Faute de tenir ses engagements vis-avis de la Communauté Internationale, le Front se réserve le droit de déposer en bonne et due forme une plainte contre les auteurs et leurs commanditaires devant les juridictions internationales.

Le Front Internationale pour les droits de l'Homme demande a la communauté internationale de sortir de son apostasie, faire pression sur les autorités pour la restauration des droits et libertés fondamentales au Togo.

Le Front demande que les autorités togolaises soient frappe de sanctions ciblées au cas où LE REGNE DE LA TERREUR continue.

Le Front International pour les Droits de l'Homme demande à l'ONU et à l'UA d'ouvrir sans délai le rapport de la commission d'enquête ONU-OUA sur les violations graves des droits de l'Homme ayant précèdé les élections présidentielles de 1998.

Le Front International pour les Droits de l'Homme met en garde les autorités togolaises contre toute interprétation politique et négative dont ils tenteraient de faire de ce rapport.

Fait à New York
Le 18 Juin 2003
Signé : Marcel ADJALLA
International Human Rights Advocate

SAFAYE DIALLO
Secrétaire aux Relations Extérieures

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