Après avoir maintes fois attiré l`attention de l`opposition togolaise
sur l`impossibilité d'organiser des élections
avec Eyadema, BATIR LE TOGO constate que comme en 1999 (Déclaration
de Weiden : www.batirletogo.org/FR/nospositions/declarationWeiden.htm
), nos illustres " leaders " ont été
bernés.
EYADEMA a créé et suscité des partis
politiques de toutes pièces pour meubler l'espace
laissé par les forces démocratiques.
Le 10 octobre 2002, en modifiant la Constitution, dans
son article 52, le régime Eyadèma a commis
l'irréparable en toute impunité.
Pour BATIR LE TOGO, cet acte est synonyme de la violation
de l'article 144 de la Constitution qui interdit la révision
de la Loi Fondamentale en période de crise ou d'intérim.
Car, en signant l'Accord Cadre de Lomé en 1999 et
plus tard, en confirmant la tenue d'élection en 2002
sans attendre la fin de la législature précédente,
le régime confirme cette thèse de " période
de crise ou d'intérim " rendant impossible la
modification de la Constitution.
Ainsi, la modification de l'article 52 est, l'ultime forfaiture
du régime Eyadèma permettant la mise en uvre
l'article 150 alinéa 2 de notre Constitution qui
autorise tout Togolais à " désobéir
et s'organiser pour faire échec à l'autorité
illégitime ".
Certes, la responsabilité de l`impasse actuelle
incombe au régime Eyadèma et, à notre
Opposition.
Mais cette opposition que nous avons contribué à
mettre en place, dans l'intérêt de nos populations,
malgré sa frilosité, ses multiples dérives
et turpitudes, mérite qu'on lui tende une ultime
perche.
C'est pourquoi BATIR LE TOGO lance cet appel aux diaspora
d'Europe et d'Amérique de :
1° Se regrouper en une Internationale de toutes les
diasporas Togolaises afin de soutenir et d'encourager la
mise en place d'UNE UNION SACRE pour bouter hors du pouvoir
le dictateur Eyadèma ;
2° Donner un nouveau souffle à cette Union en
l'aidant à se mobiliser pour exiger:
- Le retour à l'Accord Cadre de Lomé ;
- La Sécurité des Militants de tous les Partis
sur toute l'étendue du territoire et, la libre circulation
de tous les partis sur toute l'étendue du territoire
;
- L`Impossibilité juridique de procéder à
la modification de la Constitution par quelque moyen que
ce soit.
Ces 3 conditions étant non négociables et
indispensables à la PAIX SOCIALE. A défaut
d'obtenir un retour à la situation antérieure
au 27 octobre 2002, tous les Togolais devront en tirer les
conséquences.
BATIR LE TOGO interpelle les diasporas, composante de
la force d'alternative, afin d'amener l'opposition intérieure
à prendre conscience de la gravité de la situation
dans notre pays.
Soit Eyadèma revient à la lettre et à
l'esprit de l'Accord Cadre de Lomé ou, il faudrait
le contraindre par la force à quitter le pouvoir
avec toutes les conséquences dommageables aux populations
Togolaises.
BATIR LE TOGO pense que, certes, la résolution du
problème Togolais ne passe pas par des élections
mais, qu'il s'agit de la voix la moins dommageable pour
les populations du Togo.
TOUS ENSEMBLE, NOUS VAINCRONS.
Fait à Bruxelles, le 28 Novembre 2002
Pour le Conseil Exécutif
Noviti-Spéro HOUMEY
Secrétaire Général