SEUL, LE PEUPLE VIENDRA A BOUT DU REGIME
EYADEMA !
" En prenant d'assaut le Palais de Justice et les
rues de Lomé, le 05 Octobre 1990, la jeunesse togolaise
a lancé un mouvement historique qui devait éradiquer
la dictature d'Eyadèma et rétablir notre peuple
dans son droit légitime de choisir librement ses
dirigeants
En ce sens, le 05 octobre 1990 marque un
tournant décisif dans l'histoire politique de notre
pays. C'est une date repère, c'est tout un symbole
" (Message du Front du 05 octobre 2002).
Ce message est louable mais, la pratique politique de l'opposition
au Togo est à l'opposé de cette affirmation.
Le 11 ocotbre 2002, le Front auquel s'associe l'Ufc, la
Cdpa-Bt, la Cpp, le Pdr et le Rpt Réformateurs ont
signé une déclaration dénonçant
la modification de l'article 52 de la Constitution.
Le 13 octobre 2002, la Concertation Nationale de la Société
Civile a envoyé et rendu public, une lettre aux Chefs
d'Etat de la Francophonie, réunis à Beyrouth,
relative à la situation togolaise.
Les réligieux tant catholiques que protestants ont
entamé la même démarche.
L'Organisation Internationale de la Francophonie, l'Organisation
des Nations-Unies, l'Union Européenne, l'Union Africaine,
dénoncent toutes, le pouvoir confisqué par
la force et les violations systématiques des droits
de l'Homme.
10 ans de suspension de la coopération, l'isolement
diplomatique du Togo, un président boudé par
ses pairs, autant de pressions qui ne font et, ne feront
pas fléchir Mr Eyadèma qui, parallèlement
viole allègrement la Constitution du Togo, viole
les accords signés avec son opposition pour "
éviter le chaos " (Clomar, Waga, ACL). Personne,
sinon le Peuple Togolais seul peut venir à bout du
système Eyadèma.
Les Campagnes et Pétitions sont formidables, et,
les Rapports et Condamnations encourageants !!!
Pendant ce temps, la réalité du Peuple Togolais
est consternante :
- interdiction d'être possesseur de la carte de membre
d'un parti autre que le Rpt,
- non paiement de salaires, emprisonnement de journalistes,
- interdiction de manifestations de partis d'opposition,
- délabrement du système éducatif et
de soins de santé tandis que,
- le résidu de tissu économique est mis sous
coupe par un clan mafieux organisé autour du système.
Nul ne peut et n'aidera les Togolais sinon eux mêmes.
A titre d'exemple, l'Union Européenne qui, bientôt
10 ans a suspendu l'aide avec le Togo, refuse de protéger
les défenseurs de la liberté en leur accordant
refuge. Quand on sait le rôle que peut jouer la Diaspora
dans la libération des peuples opprimés, on
ne peut que se poser des questions.
Aucun Togolais responsable ne peut se contenter de dénonciations
verbales et, de croire aux chimères surtout que le
personnage de Lomé II n'en est pas à son coup
d'essai.
Les violations constantes libertés, des Accords et
des compromis :
- La suspension de la CENI ;
- L'arrestation de responsables politiques dont la dernière
en date est celle de Claude Améganvi ;
- La repression de manifestations dont celle de l'UFC du
28/09/2002 ;
- La modification de l'article 52 de la Constitution le
10/10/2002
Autant d'actes illégaux et illégitimes qui
dans un système normal entrainerait le renversement
du régime.
Certes, l'opposition a multiplié les erreurs en
donnant un blanc seing à la dictature en consacrant
dans l'ACL :
1/ L'absence de Mandat définitif de la CENI jusqu'à
la tenue des élections ou la proclamation des résultats
;
2/ L'abstention de l'interdiction formelle de la modification
de la Constitution;
3/ L'absence de disposition relative au statut de l'ancien
chef de l'Etat (conformément à l'article 75
de la Constitution) dès lors qu'il est en fin de
mandat.
Aujourd'hui, les adversaires de la liberté concoctent
une double stratégie de prise de pouvoir, temporiser
et créer un cycle de violence. Au dire de ses militants,
EYADEMA NE PARTIRA PAS. IL NE CONCOIT PAS LE POUVOIR AU
TOGO SANS LUI !!! Pour le moment:
1/ Eyadèma se contente de gagner du temps pour modifier
la Constitution au dernier moment, par défaut ou,
dissoudre à nouveau l'Assemblée du 27 octobre.
La remise en cause du mandat des députés sortis
de la baguette magique du Rpt, servira de prétexte
pour engager des discussions avec l'opposition en vue d'un
nième Accord.
2/ Il veut se saisir de la radicalisation de la jeunesse
pour créer des troubles qu'il lui imputera. Eyadèma
a déjà des personnes prêtes avec la
" complicité " des services de certains
pays voisins pour faire infiltrer le Togo par des "
terroristes ". Ce qui d'une part créerait les
conditions idéales épuration dans les rangs
du Rpt et, d'autre part, légitimerait un blocage
politique jusqu'à la fin légale de son mandat.
Après, il pourra reconcilier tous les Togolais autour
d'un futur premier Ministre sorti de l'opposition ou de
la société civile voire même de la Diaspora.
Après cette phase, de nouveaux accords seront proposés
à l'opposition avec pour objectif de légitimer
et de légaliser " la voie de fait " commise
par Eyadèma.
Devant ce coup de force permanent, le piège du boycott
et le maintien d'Eyadèma, l'alternative consistera
à CONTRAINDRE EYADEMA A NE PAS SE PRESENTER EN 2003
OU LE " BALAYER " DU POUVOIR, VOIRE DU TOGO.
Qui sait que Eyadèma veut poursuivre sa " mission
" jusqu'à la fin de ses jours, comprendra que,
des négociations avec son Régime n'ont aucun
sens. Nul ne peut demander à un régime comme
celui d'Eyadèma de creuser sa propre tombe.
LA JEUNESSE COMBATTANTE POUR LA LIBERATION DU TOGO, FORT
DE CE QUI PRECEDE, PENSE SE POSITIONNER COMME LE 3ème
LARRON QUE EYADEMA ATTEND.
Le Porte Parole de la Jeunesse Combattante pour la Libération
du Togo
B. Junior