Togo Batir Le Togo Africa
La Lettre de la Jeunesse Togolaise
BULLETIN INTERNATIONAL D'INFORMATION ET DE SENSIBILISATION DE BATIR LE TOGO
Bimestriel No 009 *** 1 € - 1 $ - 100 FCFA *** May-Octobre 2003
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R.D.CONGO: APRÈS L'ERRANCE, S'APPLIQUER À LA DÉFENSE DU BIEN COMMUN ET À L'AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DU PEUPLE
(Publié sur le web site www.diastode.org, BATIR LE TOGO, reprend dans ses pages le présent texte signé par Mr Marc Satchivi. Nous vous en souhaitons bonne lecture. )

 

Aujourd'hui lundi 30 juin 2003, pour la quarante-troisième (43è) fois, le Peuple congolais, dans sa diversité pluriethnique, se rappelle de son accession à la souveraineté internationale. Heureux retour d'un si grand évènement pour la RDC, ce vaste pays de l'Afrique Centrale à l'égard duquel dame nature s'est montrée généreuse en le gavant d'un sous-sol riche en minerais variés.

En dépit de toutes ses potentialités, ce sous-continent qu'est le Congo-Léopoldville, le Congo-Kinshasa, la République du Zaïre, la RDC, béni par la providence, traîne les pieds sur la voie qui doit le conduire vers un réel développement. Le retour de la date du 30 juin doit donc être l'occasion pour tous les fils du Congo restés au pays ou de la diaspora de se remettre en question.

Qu'avons-nous fait du prix payé par nos aïeux, au péril de leurs vies, en nous arrachant la liberté face aux colonisateurs soucieux de faire du Congo leur chasse gardée? Qu'avons-nous apporté de plus à leur œuvre? En quarante-trois (43) ans d'indépendance politique, où se situe donc notre pays dans le concert des nations? Ce ne sont que là d'essentielles questions auxquelles doivent être apportées de réponses appropriées.

La République Démocratique du Congo (RDC) doit sortir de l'ornière. Pour y parvenir, toute la classe politique, toute la camarilla de politiciens et de chefs rebelles mus par des intérêts égoïstes, tous ces hommes et femmes qui s'intéressent aux affaires de la cité, tous ceux-là doivent se remettre en cause.

La classe politique congolaise dans sa globalité doit reconnaître que l'Occident se joue d'elle pour faire mains basses sur de nombreuses richesses du sous-sol congolais. Que de dirigeants et cadres de la RDC, connus ou inconnus n'ont-ils pas été torturés, massacrés, assassinés avec le soutien des financiers et industriels occidentaux? Les plus connus sont Patrice Emery Lumumba et ses compagnons Mpolo, Okito tués dans d'atroces conditions en janvier 1961. Il y a eu tant d'autres nationalistes congolais, à l'image de Mbuyi, Nzuzi, Elengesa, Pierre Mulele, eux aussi, sauvagement tués.

Doit-on oublier la centaine d'étudiants abattus à Kinshasa en 1969, les massacres de Shaba en 1977, la tuerie à Idiofa l'année suivante, le carnage à Katekalayi en 1979, le bain de sang de Moba en 1985, la fusillade des étudiants de l'université de Lubumbashi en 1992, la tuerie du Nord-Kivu?

Malgré son accession le 30 juin 1960 à la souveraineté internationale, la RDC est à la traîne à cause des efforts conjugués des groupes impérialistes qui manipulent des nationaux congolais à travers des actes de rébellion. Leur credo, mieux profiter des richesses du sous-sol congolais en divisant ses fils.

La politique néo-coloniale continue toujours en RDC. C'est ainsi que Mzee Laurent-Désiré Kabila arrivé au pouvoir le 17 mai 1997 à Kinshasa après y avoir chassé le dictateur Mobutu, a été assassiné le 16 janvier 2001. Cet immense (80 fois la Belgique!) et beau pays est à feu et à sang, sous l'action conjuguée de différents groupes rebelles manipulés de l'extérieur.
La situation que vit la RDC est un peu partout vécue dans d'autres pays du continent africain. Des exemples sont légion en Sierra-Leone, au Burundi, au Liberia, en Côte d'Ivoire, au Rwanda, où des peuples, condamnés par l'Histoire à vivre éternellement ensemble, s'entredéchirent dans des combats fratricides qui n'ont pas leur raison d'être. Lesdits peuples doivent retenir que c'est l'extérieur qui les divisent, les opposent pour freiner leur élan vers la voie du progrès.

Après tant de divisions, le Peuple congolais doit comprendre que le véritable idéal démocratique, c'est celui qui privilégie les petits et les grands, les pauvres et les riches ; élit ceux ou celles qui ont pour devoir de s'appliquer à la protection et à la défense du bien commun et à l'amélioration des conditions de vie des populations.

Belgique, le 30 juin 2003
Marc Satchiv


QUEL BILAN APRES L'ELECTION DU 01 JUIN 2003 : QUAND OLYMPIO EST PRIS A SON PROPRE PIEGE.

Dès janvier 2003, toutes les conditions étaient réunies pour un affrontement sans merci entre le Général président et son opposition. Malgré l' Accord Cadre de Lomé de juillet 1999, le régime du Rpt a organisé seul des élections législatives, modifié le code électoral et modifié la Constitution.
Curiensement , et à cemoment, l'opposition n'a pas réagi. Elle a annoncé aller aux élecitions.
Est mise en place une série de concertations de togolais à l'étranger et de mobilisation générale au Togo en vue d'affronter la dictature.
Mr Olympio et toute la diaspora surenchérissent en déclaration guerrière : levée de fonds pour financer une lutte armée et déclenchement d'offensive aux lendemains du scrutin. Le 02 juin, après une nuit de veille, les togolais ont déchanté…
6 mois plus tard, Mr Olympio, en qualité de " le seul vainqueur de l'élection du 01 juin, annonce à Bruxelles qu'il souhaite: négocier,
former un gouvernement d'union nationale transitoire et, amnistier le général Eyadèma.

Bonne résolution car, seuls, les … ne changent pas d'avis.
Depuis l'annonce du 01 octobre 2003 devant l'Union européenne à Bruxelles, les autres partis de l'opposition ne tarissent pas d'éloges tout en laissant l'initiative à Olympio pour gérer " sa victoire " tout en l'attendant au tournant. Qu'en sortira t-il ? Par manque d'imagination et de détermination, Mr Olympio se retrouve dans une situation inconfortable. Après Agboyibo, Gnininvi et Kodjo il court le risque de se retrouver discrédité. Car en plaçant la barre des revendications très haute sans garantie de les obtenir, l'opposition togolaise semble, chaque jour, creuser sa tombe avec pour conséquence d'inaugurer au Togo, l'exemple de Tshisekédi (leader de l'Udps au Zaïre qui durant plus d'une décennie n'a pas su trouver " la clé " du régime du maréchal-léopard Mobutu) qui s'est fait damer le pion politique par un certain Kabila Laurent.

Cyril Djissenou (Londres) - Mondo Viti (Bruxelles)



 

 

 

Bulletin No8: p.1, p.2, p.4
 
 
 

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