ORGANISER LES MIGRATIONS
DE FAÇON MUTUELLEMENT BÉNÉFIQUE
RAPPORT DE L'ONU, New York, 29 11 04
Face à un phénomène en croissance et
qui a peu de chances de connaître un frein dans un
avenir proche, les migrations peuvent représenter
un phénomène positif pour les pays d'accueil
aux populations souvent vieillissantes comme pour les pays
de départ, indique un rapport de l'ONU, qui plaide
pour l'organisation d'un cadre international qui canaliserait
les mouvements et protégerait les droits de chacun,
la question des migrations constituant la dernière
barrière à la mondialisation.
Des migrations internationales organisées et bien
contrôlées peuvent profiter aussi bien aux
pays de départ que d'arrivée, indique aujourd'hui
un rapport publié annuellement par le Département
des affaires économiques et sociales (DESA) de l'ONU
qui faisait aujourd'hui l'objet d'une présentation
au Siège de l'Organisation à New York.
Selon le rapport intitulé (http://www.un.org/esa/policy/wess/index.html)
" La situation économique et sociale dans le
monde pour 2004 ", il est possible de mettre en place
des politiques qui puissent, par exemple, aider les pays
qui disposent d'une population vieillissante à étayer
les systèmes de retraite au bord de la faillite ou
à maximiser les profits des sommes transférées
par les migrants vers les pays en développement.
" Les versements effectués en direction des
pays en développement par les migrants s'élèvent
à présent à 79 milliards de dollars
et dépassent le niveau de l'assistance au développement
", indique le communiqué, qui précise
qu'alors que le nombre de migrants vivant hors de leur pays
d'origine a dépassé les 175 millions, la proportion
de gouvernements ayant mis en place des politiques pour
réduire l'immigration est passée de 7% seulement
en 1976 à 34% en 2003.
" La peur que les migrants occupent des emplois et
fassent baisser les salaires est fortement ancrée
dans les pays d'accueil, et contribue à une approche
et à des politiques restrictives ", souligne
le communiqué alors que le rapport montre que des
études sur l'impact économique des migrations
font ressortir qu'il n'y a pas de réduction significative
des salaires et du taux d'emploi des habitants de ces pays.
En revanche, les migrants accroissent la demande de biens
et de services, contribuent à la production nationale
brute et contribuent de façon générale
davantage aux caisses de l'État qu'ils n'en retirent.
L'impact subjectif des migrations peut être accru
par des préoccupations quant à la préservation
des identités et des cultures nationales, souligne
le rapport, qui indique que " dans les années
70, le multiculturalisme a eu tendance à remplacer
le paradigme du 'melting pot' ", mais que récemment
on assiste à une résurgence des efforts pour
intégrer les migrants dans les cultures nationales.
" Cette tendance s'est mêlée et a parfois
été identifiée aux efforts d'après
le 11 septembre pour réévaluer les migrants
potentiels au regard des préoccupations en matière
de sécurité ", indique le communiqué.
Le rapport soulève également une préoccupation
quant à l'effet de " fuite des cerveaux "
que peuvent avoir les migrations sur les pays en développement.
En moyenne, les migrants qui quittent l'Amérique
latine et l'Asie ont suivi une scolarité deux fois
plus longue que la population moyenne de leur pays d'origine
et cette moyenne triple pour les migrants qui quittent l'Afrique.
Le prix payé par les pays d'origine se traduit d'abord
par une perte en potentiel d'innovation et de créativité,
de même qu'en " retour sur investissement sur
l'éducation ", estimé à 640 millions
de dollars pour les émigrants vers les États-Unis
seulement. A cela s'ajoute le fait que les travailleurs
à l'étranger ne payent pas d'impôt sur
le revenu dans leur pays d'origine -- une perte en revenu
estimée par exemple pour l'Inde à 700 millions
de dollars en 2000, selon le rapport de DESA.
" Globalement, les migrations restent encore une des
dernières barrières de la mondialisation "
conclut le rapport. " Ces 50 dernières années,
les gouvernements du monde entier ont pris diverses mesures
de libéralisation dans le domaine des biens, des
services et des capitaux, au niveau multilatéral
et unilatéral ", a déclaré le
Secrétaire général adjoint aux affaires
économiques et sociales de l'ONU, Jose Antonio Ocampo
qui a souligné que " le mouvement des personnes
était largement régi par des lois et politiques
restrictives en matière de migration, émanant
des gouvernements des pays développés, qui
conduisent à de grandes pertes d'efficacité
".
" Hors des conventions et protocoles existants, la
communauté internationale ne dispose pas d'un cadre
international pour répondre aux diverses questions
relatives aux migrations internationales ", indique
le rapport, qui plaide pour une approche et un cadre mondial
dans la mesure où " les migrations sont un phénomène
mondial et transnational qui implique diverses parties ayant
des perspectives et des intérêts divergents
". (Source : www.un.org)
REPONSE DE LA DEVINETTE DU N°013
Les diplômes de Mme Olympio
Aucun,
sauf bien sûr son bac et son Bts secrétariat
juridique