IL ETAIT UNE FOIS, UN CERTAIN ADELAN
QUI SQUATTE LES EMAILS POUR DENONCER " L'OPPORTUNISME
PUANT " DE BATIR LE TOGO.
Le 28 mai, un mail intitulé " DE L'OPPORTUNISME
PUANT " a été posté aux analystes
et gestionnaires de web site par un certain Martin Adelan.
Entre autre amalgame, l'auteur stigmatisait Bâtir
Le Togo d'avoir publié sur son site, une brève
" le colonel Boko, juriste du diable en service commandé
", et d'avoir plus tard crée un comité
de défense pour soutenir Mr Boko.
L'auteur au demeurant de cette brève, est le Secrétaire
général de Bâtir Le Togo, et le Coordinateur
du Comité de Défense du Colonel Boko était
le SG de BLT. Dès lors " l'opposrtunisme puant
" relevait de Bâtir Le Togo.
De nombreux militants et sympathisants ont demandé
qu'aucune suite ne soit donnée à ce genre
de propos. Il est vrai que nous ne nous attardons pas à
ces futilités, mais une fois n'est pas coutume, qu'il
nous soit permis de revenir aux propos de ce monsieur.
D'une part, nous tenons à remercier Mr Adelan
pour sa lecture assidue du contenu de notre site
Ce
qui nous conforte que nous sommes pas des " empêcheurs
de lutter en rond " et même si nos propos se
situent souvent en marge de l'unanimité ambiante
qui caractérise le débat politique togolais.
Ensuite, étant un " spécialiste "
de notre site, Mr Adelan est bien placé pour savoir
que nous n'avons pas pour habitude de donner dans le sensationnalisme.
Si nos analyses sont le fruit de réflexion collective,
quand bien même, elles sont signées par une
seule personne, toutes nos informations proviennent de sources
dignes de foi. A titre d'exemple, les Confidentiels (www.batirletogo.org/FR/confidentiels-Togo.htm
) publiés sur notre site se sont confirmés
: de la candidature avortée de Gnininvi, à
la promesse faite à Gil sur la transparence de l'élection
anticipée par la France, en passant par le gouvernement
de large union. Tout était vrai, et cependant
D'autre part, que ce monsieur nous reproche sans avoir le
courage de l'écrire, d'avoir critiqué le ministre
de l'intérieur, et de le défendre ensuite,
et d'en tirer la conclusion qu'il s'agissait d'une opportunité,
relève d'un manque de jugement et de perspicacité
pour quelqu'un qui se targue régulièrement
d'être un observateur avisé et critique de
la situation togolaise. A Monsieur Adelan, nous conseillerons
de relire attentivement, ses manifestes de formation trotskiste.
Pour lui donner quelques pistes à l'avenir, nous
lui confions volontiers que : le 02 février, nous
avions reçu confirmation qu'Eyadèma était
mourant, et l'auteur de cette information, un " très
proche " du régime, nous conseillait de nous
préparer afin d'arracher le pouvoir à son
décès imminent. Nous avions fait la sourde
oreille. A tort. Informé de la suite du plan de maintien
au pouvoir, nous nous sommes assignés pour mission
de faire échec à ce projet peu démocratique,
en dissuadant l'opposition de participer au scrutin anticipé
et en essayant, avec force arguments, de rallier le maximum
de personnes à cette cause. Mais cette tâche
aussi fut soldée par un échec
le clan
des opposants au scrutin du 24 avril a été
marginalisé, voire banni.
Parallèlement, nous nous sommes attelés, dans
le camp du Rpt, à créer l'événement
: créer l'événement historique en provoquant
une dissension au sein du Rpt. Nous nous sommes souvent
plaints que le Rpt suscitait des transfuges dans nos rangs.
Et nous, sommes-nous si naïfs que nous ne pouvons faire
pareil ? Péré, puis Agbéyomé
ont quitté un clan à qui ils doivent tout,
où tout leur était assuré
alors
pourquoi pas ?
Des togolais ont rêvé que le Togo devienne
l'Ukraine, ce pays où une speakerine a refusé,
en direct à la télé, de donner des
résultats électoraux tronqués. Au Togo,
aucun militaire, fonctionnaire, diplomate, ministre n'a
démissionné devant la honte qui s'est encore
une nouvelle fois abattue sur notre pays le 06 février
2005. Sommes-nous si cupides ?
Plutôt que de se vanter d'avoir des relations, d'être
au courant de ce qui se passe dans la chambre à coucher
de feu Eyadèma, ou d'être dans la tête
de Kodjo quand il forme son gouvernement, comme on sait
si bien le faire, nous avons préféré
une autre arme : convaincre nos contacts de l'autre bord
de faire défection, voire de nous aider. Boko n'a
pas attendu l'appel avant d'y répondre. Nous nous
devions de le soutenir. Nous l'avons fait, et nous le referons
si c'était à refaire.
A avoir la mémoire courte, on devient sot. Aujourd'hui,
Boko n'est ni membre de BLT, ni notre faire-valoir
Hier, nous avions soutenu Agboyibo et Kodjo Agbéyomè.
Qu'a trouvé à redire Mr Adelan ? Est-ce parce
qu'ils sont les proches de village ou parce qu'ils appartiennent
au cercle familial de Mr Adelan, que notre subit pourfendeur
ne nous avait pas étiqueté d'opportunistes?
Enfin, convaincus de la supériorité des principes
de démocratie et de protection de droits humains,
nous défendons des violations et négations
de la dignité et des droits élémentaires
de chaque homme. Un homme, quel que soit son crime à
besoin d'être défendu. C'est le premier principe
d'un Etat de droit. Mr Adelan devrait y réfléchir
!
Nous n'avons pas pour habitude de tourner le dos aux amis
en public, et de les fréquenter la nuit. Vous qui
vous prétendez être " démocrates
", et qui insultez vos amis et parents sur les media,
mais qui les fréquentez nuitamment, pour vous excuser,
achever vos constructions à Lomé, ou aider
tel autre parent au Togo pour trouver du travail ou obtenir
des marchés, vous n'aurez pas votre place parmi nous.
A Bâtir Le Togo, nous préférons critiquer
nos amis en public, mais aussi, nous les soutenons publiquement
lorsque leurs droits sont bafoués, surtout par cette
dictature qu'ils ont servie, afin que cela leur serve d'exemple.
Mais si au demeurant, ils retournent à la dictature,
nous ne regretterons pas pour autant notre aide
qui
est avant tout notre mission.
Ne soyons pas des dictateurs en devenir, emprisonnant à
tout va des personnes qui nous auront critiqués.
La démocratie est une culture, une éducation,
c'est un apprentissage, c'est aussi une question d'honnêteté
et de principe.
Entre vous qui prétendez vous mettre dans la tête
de Kodjo pour critiquer ses choix, ou dans les stratégies
de BLT, méditez cette phrase : jugeons les hommes
à leurs actes, mais pas sur les hypothèses
de ce qu'ils feront ou de ce qu'ils auraient fait.
Mr Raymondo Noviti Spéro Houmey, alias Mondo Viti.