
Nous nous sommes regroupés au sein de BATIR LE
TOGO, pour que naisse et vive la liberté au Togo.
Notre Mouvement ne doit pas être une organisation
de plus. Il doit être réellement, prêt
à bâtir le Togo. C'est pour cette raison que
nous invitons tous les togolais à rêver qu'un
jour, nous puissions dire que nous avons bâti le Togo.
Certes, l'ambition est grande mais, c'est le rêve
qui a amené les hommes sur la lune.
Mais pour atteindre cet objectif, nous devons toujours avoir
à l'esprit qu'il nous faut éviter les maux
des togolais : mesquinerie, délation, manque de dignité
et, prostitution intellectuelle et politique.
Nous devrons uvrer par notre comportement et nos propos,
tant dans notre travail que dans notre vie familiale que,
nous avons pris l'engagement, de changer et par voie de
conséquence, de contribuer au changement dans notre
pays. En posant ce minimum comme principe dans notre vie,
nous pourrons alors dire que, nous avons posé les
fondations de la construction d'un Togo nouveau, que nous
voulons réellement bâtir le Togo de demain.
Et ainsi, un jour, tous les togolais diront, le Togo des
obscurantismes a vécu, vive le Togo des libertés,
un Togo libéré des réflexes et considérations
tribalistes et ethniques.
Gardons à l'esprit que dans les prochains mois, un
progrès considérable doit être fait
car, un défi nous attend :
renverser la dictature de Mr Eyadèma avec une Union
sacrée de l'opposition togolaise.
Des membres du Régime ont rendu public le dessein
tant redouté par le Peuple Togolais: la modification
de la Loi Fondamentale. Cela adviendrait que Mr Eyadèma
aura violé l'article 144 de notre Loi Fondamentale
qui interdit toute modification en période d'intérim.
L'Accord Cadre de Lomé a créé une situation
exceptionnelle dans notre pays instaurant une " période
d'interim " entre la législature actuelle et
la nouvelle qui sera issue des législatives anticipées.
Modifier la Loi Fondamentale reviendrait à commettre
un coup de force. Ce qui autoriserait tout Togolais, en
tout cas BATIR LE TOGO à utiliser le recours ultime
de l'alinea 2 de l'article 150 de la Constitution. Les armes
pour libérer notre pays existent. A nous de savoir
nous en servir, à nous de les utiliser pour libérer
notre pays. Ainsi seulement, nous aurons honoré la
mémoire de tous ceux qui sont morts à cause
et pour la liberté. En politique, nos actes doivent
nous précéder.
Vive la jeunesse togolaise initiatrice du changement.
Jean Yaovi DEGLI
Président de BATIR LE TOGO.
COMMUNIQUE DE BATIR LE TOGO
Le 24 juin 2002, Mr Gnassingbé Eyadèma s'est
rendu à Bruxelles où, un accueil digne de
son statut lui a été réservé
par l'ensemble de la communauté togolaise en Belgique.
Au cours de cette manifestation, un employé de l'Ambassade
du Togo à Bruxelles aurait été molesté
et blessé. Cette personne a alors affirmé
devant témoin et, " adressé un rapport
" un en ce sens à Lomé que l'auteur,
de ses supposées blessures serait, Mr Noviti-Spéro
HOUMEY, Secrétaire Général du Conseil
Exécutif de BATIR LE TOGO.
Si le régime du RPT a érigé la terreur
et, la violence en principes de lutte politique et de système
de gouvernement, BATIR LE TOGO les proscrits en son sein.
Si le régime du RPT veut prendre des mesures de rétorsions
pour se venger de l'accueil qui a été réservé
à son fondateur à Bruxelles, qu'il interpelle
les organisateurs de ce voyage auprès de la Commission
Européenne.
Les fondateurs et, les membres de Bâtir Le Togo mus
par la volonté d'un changement sans condition au
Togo, et ce, depuis 1989, tant avec le Collectif des mouvements
estudiantins qu'avec le FAR puis le COD, ont toujours estimé
que ce changement doit être l'aboutissement d'un "
combat sans concession " mais sans violence et, d'un
débat serein mais ferme.
Les accusations graves portées aujourd'hui contre
notre Secrétaire Général, dont la tête
est mise à prix ainsi que, les menaces exercées
contre nos militants au Togo, nous interpellent et nous
poussent à prendre certaines mesures afin qu'à
l'avenir, de telles allégations, dont l'objectif
est non seulement de ternir l'image de notre Mouvement mais
aussi de porter atteinte à l'intégrité
physique et morale de nos membres, ne se répètent.
BATIR LE TOGO interpelle et invite le Gouvernement togolais,
ainsi que la Présidence de la République,
à tirer cette affaire au clair et, se réserve
le droit d'exercer un recours judiciaire au cas où
les menaces persisteraient.
Fait à Paris, le 23 Août 2002
Jean Yaovi DEGLI