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Suite à la publication de la réponse-effarouchée de Me Boko sur le site etiame.com, introduite par un article injurieux et diffamatoire et diffamatoire d'un prétendu journaliste « professionnel », le Porte-parole de « Bâtir Le Togo », Albert Amétana, envoie un droit de réponse, qu'il demande au site de publier. La rédaction du site s'exécute, non sans commettre une autre faute déontologique sous forme d'un autre article diffamatoire de réponse au droit de réponse !
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DROIT DE REPONSE DE Mr. DEGLI
Dans un article publié sur votre site Internet le 8 Août dernier et intitulé « Me François Boko dénonce les basses œuvres de Jean Yaovi Dégli au service du clan Gnassingbé », vous vous êtes permis de porter des accusations graves sur la personne de Maître Jean Yaovi Dégli, Président de Bâtir le Togo, que vous accusez de tous les maux juste parce qu'il a osé poser des questions à Monsieur Boko dans le cadre de la rédaction de son livre.
Maître Jean Yaovi Dégli qui a fait la même démarche vis-à-vis d'autres hommes politiques et même du Premier Ministre et des membres du Gouvernement, s'est étonné de l'attitude de Monsieur Boko et de la vôtre et m'a chargé en tant que son porte parole, de répondre à vos diatribes.
Tout d'abord, il est curieux que votre site dont le rôle semble de promouvoir Monsieur Boko n'ait pas trouvé nécessaire d'avoir la démarche que tout journaliste qui se respecte doit avoir –démarche que justement vous reprochez à monsieur Dégli d'avoir adoptée vis-à-vis de Monsieur Boko- et qui consiste à se rapprocher d'une personne qui est accusée pour connaître sa version des faits avant même de publier quoi que ce soit.
Il est également curieux que vous n'ayez pas cru nécessaire de publier le courrier en date du 7 Août 2007 par lequel le Président de Bâtir le Togo a répondu au prétendu Conseiller en communication de Monsieur Boko sous la plume de qui celui-ci a prétendu répondre aux questions de monsieur Dégli afin d'en profiter pour publier ses attaques sur etiame.com.
Nous vous remercions donc d'abord et avant tout de bien vouloir publier ladite réponse qui est jointe à la présente.
Ensuite, il ressort de vos analyses que lorsque l'on est un homme politique, on ne doit jamais poser de question à un autre homme politique dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage. Permettez à Monsieur Dégli de vous rappeler modestement que toute personne qui est un écrivain, que ce soit un historien, un journaliste, un chroniqueur, un étudiant thésard, un analyste, un homme politique, un défenseur des droits humains, etc.. a l'impérieuse obligation de s'adresser aux différents acteurs concernés et de procéder à des enquêtes et des interview avant de publier quoi que ce soit les concernant. Il est dommage que ce principe qui est le B-A- BA du travail de tout écrivain vous ait échappé et que vous ayez défendu sur des médias qui ont une envergure mondiale, une thèse qui n'honore guère l'intelligence des Togolais.
Monsieur Dégli a eu à questionner les membres de l'opposition et des partisans du pouvoir sur l'acte de monsieur Boko en date du 21 Avril 2005. Chacun a donné sa version et perception des faits. Monsieur Dégli doit-il publier la thèse de ces personnes sans au préalable s'adresser à Monsieur Boko pour connaître sa position ? L'honnêteté intellectuelle et l'objectivité exigent que l'écrivain confronte chacun avec les éléments sui le concernent et recueille sa position.
Par ailleurs, Monsieur Dégli voudrait vous rappeler qu'il ne s'est jamais donné le titre pompeux pour lui d'homme politique dont vous voulez l'affubler. Le Président de Bâtir le Togo s'est toujours défini dans le paysage politique togolais comme un défenseur des droits de l'homme, en tous cas, jusqu'à ce jour.
D'un autre côté pour quelles raisons Monsieur Boko ne répondrait-il pas aux questions suscitées par ses propres « actes héroïques » sur lesquels il s'est largement étendu dans la presse dans leurs aspects positifs ? Tous les hommes politiques répondent à des questions qui leur sont posées par des ceux qui veulent comprendre ou écrire sur des événements donnés. Que Monsieur Boko pense que le moment n'est pas encore venu pour lui de faire le bilan ni de s'exprimer sur des événements sur lesquels il s'est, du reste, déjà largement étalé dans la presse, est peut-être son droit. Mais qu'il essaye de détourner les problèmes et se mette à injurier et à dénigrer sur votre site commun avec l'espoir qu'il va discréditer le livre de monsieur Dégli avant sa sortie afin d'éviter que les éléments graves qui peuvent lui être reprochés ne soient pas pris en considération est une manœuvre digne de la dictature d'Eyadèma qu'il affirme aujourd'hui combattre. Cela n'honore guère les qualités l'homme politique qu'il se revendique.
Ensuite, sans même avoir jamais lu le livre de Monsieur Dégli pour lequel le régime Eyadèma avait voulu le faire arrêter à Paris où on l'a convoqué devant des administrations pour lui faire savoir que « la France n'est pas une base arrière pour les opposants togolais » vous vous permettez l'innommable : diffamer en affirmant que « Togo : la tragédie africaine » publié par Monsieur Dégli en 1996 aurait été lu par des prétendus conseillers d'Eyadèma. Auriez vous l'amabilité de rappeler à propos de cet acte pour lequel il n'écarte pas de porter plainte contre vous pour diffamation, les conseillers du Général Eyadèma qui ont eu à lire ce bouquin et le corriger, les conditions dans lesquelles le livre leur aurait été remis, par qui, quand et où ainsi que les corrections qu'ils y ont apportées et dont vous auriez connaissance ?
Dans tous les cas, le livre de Monsieur Dégli que plusieurs éditeurs se disputent déjà sortira bientôt et les Togolais le liront pour tirer leurs conclusions. Monsieur Dégli n'a jamais fait et ne fera jamais de complaisance ni vis-à-vis du pouvoir dictatorial togolais et de ses succédanés, ni vis-à-vis de l'opposition. Dans une attitude de totale neutralité digne d'un défenseur de la dignité humane, il a toujours dénoncé le mal qu'il vienne du pouvoir ou de l'opposition et acclamé les actes positifs d'où qu'ils viennent. Son ouvrage ne manquera guère à cette approche objective des problèmes togolais.
Vous vous êtes également, sans que cela ait aucun rapport avec les faits, étalé sur les prétendus problèmes de Monsieur Dégli avec le Tribunal International pour le Rwanda en oubliant une fois encore sciemment de rappeler que dans cette affaire la décision qui a été rendue a qualifié les faits de règlements de comptes de la part de monsieur DIENG qui avait des relations personnelles avec la personne qui s'est rendue coupable des faux en question. Cela dénote une fois encore toute l'intention dont vous êtes animés.
Enfin, vous avez affirmé dans votre diatribe que Monsieur Dégli écrit parce qu'il veut rentrer au Togo. Le pouvoir togolais a aujourd'hui besoin que tous les opposants reviennent au pays pour qu'il puisse promouvoir son image de réconciliation nationale. A qui est-il demandé de publier un ouvrage en faveur dudit pouvoir avant de rentrer au Togo ? Ahlonko Dovi, Ayeva Bassirou, Doglo Agbelenko, Kagni Alemdjrodo, Logo Dossouvi, Gilchrist Olympio sont déjà rentrés au Togo. Pouvez vous donner à Monsieur Dégli le titre du livre qu'ils ont écrit en faveur du clan Gnassingbé avant de rentrer afin que celui-ci s'en inspire pour l'ouvrage que vous avez décidé de lui faire écrire dans l'intérêt du clan au pouvoir ?
Nous vous remercions de bien vouloir rendre public ce droit de réponse accompagné du document réponse de Maître Dégli à Maître Boko et que vous avez sciemment oublié de publier dans votre diatribe du 8 août dernier. Déontologie oblige.
Pour le Président de Bâtir le Togo
Le porte Parole
Albert AMETANA
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