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"Nous tiendrons Gnassingbé Eyadèma
pour personnellement et indéfiniment responsable de
tout ce qui arriverait à KPAKPABIA, DZILAN ET EVEGNO"
La Concertation nationale de la société civile,
réseau indépendant des acteurs de la société
civile nationale et des mouvements sociaux du Togo, observe
avec grande inquiétude la situation des trois journalistes,
injustement arrêtés depuis le 14 juin 2003, torturés
et jetés en prison.
Ces agissements se situent dans le cadre des représailles
entreprises par le pouvoir de M. Gnassingbé Eyadèma,
à la suite du scrutin présidentiel du 1er juin
largement truqué pour le maintien du régime
qui asservit les Togolais depuis 1967.
La Concertation s'étonne de telles choses, au moment
où sur tous les plans, la situation de notre pays devient
insupportable:
· La coopération économique internationale
est déficitaire du fait des sanctions justifiées
par le système de l'arbitraire et la mauvaise gouvernance;
· Les organismes d'aide au développement fuient
le Togo, à cause de l'instabilité chronique,
du banditisme d'Etat et de prévarications de toute
sorte;
· L'État est démissionnaire de ses obligations
de puissance publique, en raison de l'incapacité des
gouvernants à mobiliser les citoyens autour d'une politique
concertée de développement socio-économique;
· Le Togo et les Togolais sont devenus la risée
des autres peuples, à cause de l'exception politique
que constitue le régime prébendier de dictature,
vieux de 36 ans.
Au moment où Colombo Kpakpabia, Dzikodo Dzilan et
Philip Evegno, en désespoir de cause, entament une
grève de la faim:
1- La CNSC invite le général Eyadema, commanditaire
de leur arrestation, à faire relâcher immédiatement
les trois journalistes embastillés et torturés.
2- La Concertation tiendra Gnassingbé Eyadèma
pour personnellement et indéfiniment responsable de
tout ce qui arriverait à KPAKPABIA, DZILAN ET EVEGNO.
3- La CNSC félicite les trois citoyens pour leur bravoure
et leur patriotisme.
Ces cas n'étant que les plus visibles de la vague de
répressions en cours dans tout le pays, la Concertation
invite le Peuple du Togo à ne pas se laisser intimider.
Seuls l'engament patriotique et l'abnégation nous permettront
de réaliser l'uvre de libération nationale,
devoir sacré et priorité pour chaque Togolais.
Fait à Lomé le 14 juillet 2003
La Coordination nationale
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